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Di Libertà

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Empire de Narois
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15 août 2024 22:31

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Édition du 15 août 228 - 2,50 LN

Projection Sénatoriales 228 : Le PCN de Mattioli mène la danse
Après l’adoption de la Constitution, les élections sénatoriales et locales sont le prochain grand temps de la démocratie naroisienne. Le PCN s’affiche comme le leader national.


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Projection de la répartition des sièges au Sénat


Légende : 47 sièges pour le Parti Communiste Naroisien profitant de la prime majoritaire de 12 sièges, 40 sièges pour le Rassemblement Populaire profitant de la prime majoritaire de 8 sièges, 16 sièges pour la Confédération Syndicale profitant de la prime majoritaire de 4 sièges, 12 sièges pour le Mouvement Républicain, 7 sièges pour le Syndicat Général Ouvrier et 2 sièges pour le Parti de l’Ordre Patriote.

Le PCN à 35,45% dans les sondages.

Devançant de peu son concurrent le plus sérieux, le Rassemblement Populaire donné à 33,24% d’intention de vote, le PCN de Mattioli s’affiche aujourd’hui encore comme le premier parti de l’Empire.

Si les élections avaient eu lieu aujourd’hui, le PCN arriverait en tête, celui-ci profiterait de douze sièges supplémentaires, permettant de lui conférer la stature de premier parti en termes de sièges au Sénat. La tâche reviendrait donc à Albano Mattioli de former un gouvernement.

Le premier ministre aussitôt nommé pourrait faire face à trois choix de gouvernement aux conséquences et aux visions très différentes.

Un gouvernement socialiste-syndicaliste

Sans surprise, Mattioli pourrait se tourner vers la Confédération Syndicale, portée à 16 sièges au Sénat, lui conférant la majorité absolue au sein de la chambre avec 63 sièges au total. Cela donnerait le ton d’un gouvernement au programme socialiste et tourné vers les travailleurs.

Les syndicalistes menés par Liberio Trevisani pourraient demander des gages, notamment en vue de pousser à l’autogestion progressive de certaines entreprises ou secteurs économiques. Des tensions pourraient compliquer les relations, puisque le PCN se présente comme un parti profondément attaché à l’idée de l’Etat. De plus, l’aile droite du Parti, composée de sociaux-démocrates et de radicaux serait sujette à moins accepter un gouvernement penchant de manière excessive vers les syndicalistes.

Le programme économique de ce gouvernement serait donc le sujet de tensions numéro 1 de la coalition, à l’heure où l’état du pays nécessite d’importants investissements financiers pour être remis debout.

Un gouvernement de réconciliation nationale

Idée en vogue du côté des partisans de Sostene Buccini et du Prince Vittorio, Albano Mattioli pourrait considérer de proposer une alliance gouvernementale de circonstance. En effet, la restauration de la démocratie en Narois ne s’est pas faite sans efforts et sans causer de blessures profondes dans la population.

Proposer un gouvernement de réconciliation nationale composé des ministres issus à la fois du Parti Communiste Naroisien, du Rassemblement Populaire, de la Confédération Syndicale et du Mouvement Républicain serait une tâche ardue mais enverrait un signal fort d’unité au peuple naroisien et à l’international.

Bien que complexe, la formation de ce gouvernement de réconciliation nationale pourrait émerger sur la base des programmes d’investissement et de la vision politique portée par le Consiglio nazionale. Ce serait ici la continuité de la politique menée par le Prince Vittorio, qui pourrait dès lors plus que jamais peser dans l’élaboration des politiques de ce gouvernement.

Cependant, l’étendue de l’entente de ce gouvernement serait bien limitée. Devant la volonté d’Albano Mattioli de vouloir réformer pour apporter le progrès et la justice sociale, le Rassemblement Populaire et le Mouvement Républicain pourraient se montrer frileux à l’idée de devoir soutenir de tels projets. De plus, la question de l’alignement international de Narois, de plus en plus orienté sur le Saphyr et le Monde libre causerait assurément des remous pour un Mattioli anciennement proche de l’Internationale Communiste.

Un gouvernement socialiste étendu aux radicaux et aux syndicalistes.

Version “+” du gouvernement PCN - CS, Mattioli pourrait envisager d’appeler à une coalition large au sein du Sénat sur la base d’un programme globalement social-démocrate et d’investissements publics.

En effet, le secrétaire national du PCN pourrait choisir de courtiser l’aile radicale du Mouvement Républicain pour concevoir avec Trevisani un gouvernement étendu au sein du Sénat. Cela porterait la majorité gouvernementale à 75 sièges, isolant de fait le Rassemblement Populaire dans une opposition solitaire au gouvernement.

Un tel gouvernement constituerait pour beaucoup un splendide coup de poker joué par Mattioli. Mais c’est un pari risqué car la formation d’un tel gouvernement exigerait l’abandon de nombreux engagements de la part de la Confédération Syndicale, au profit d’une politique étatiste et interventionniste. La porte de sortie semble être pour Mattioli la convenance d’une entente en proposant un projet de réforme du travail susceptible de plaire autant à l’aile droite syndicaliste qu’à l’aile gauche des radicaux du Mouvement Républicain.

L’alternative social-constantine

Bien que les projections placent en tête le PCN, le Rassemblement Populaire n’est pas en reste pour autant. Seuls quelques points les séparent et une dynamique surprise durant la campagne pourrait donner un avantage décisif à Sostene Buccini pour s’imposer au Sénat.

Dans ce cas, beaucoup s’accordent à dire que Buccini pourrait choisir de proposer une coalition de gouvernement avec le Mouvement Républicain, le plus à même à accepter un programme social tout en s’entendant avec l’aile libérale-conservatrice du Rassemblement Populaire.

L’alignement diplomatique serait également acté de fait, puisque différentes personnalités du Rassemblement Populaire et du Mouvement Républicain se sont récemment encore exprimées pour un rapprochement fort avec le Saphyr et l’Alliance Transadamantique. [/justifier]


Nuccia Altomare - Di Libertà !


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14 août 2025 16:10

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Édition spéciale du 14 juillet 239 - 5 LN

Édition spéciale - Élections générales 239 : tour d’horizon
Après douze ans de gouvernance mattiolienne, les cartes sont désormais rebattues.

Quel leader pour la nation naroisienne et quel avenir pour l’Empire ? Nous vous proposons un tour d’horizon du paysage politique naroisien à l’approche des élections générales de 239.

La lente chute de Mattioli

Malgré tous les efforts des ministres du gouvernement pour rassurer sur le dynamisme du gouvernement Mattioli, force est de constater que la majorité actuelle est arrivée à bout de souffle. Les différents épisodes de la bataille parlementaire sur le projet de loi de libération des mœurs, qui a vu s’opposer les conservateurs et les progressistes dans les deux Chambres du Parlement, ont laissé leur trace sur la coalition PCN-CS qui dirigeait depuis lors le pays.

Albano Mattioli s’est révélé incapable de maitriser les ardeurs des différents pans de la coalition qui ont explosé à l’ocassion des débats sur le projet de loi de libération des moeurs, en juin 238. Ce projet très critiqué par les prélats du Patriarcat d’Orient a suscité des réactions très mitigées de la part de la population. L’opposition conservatrice a dénoncé un projet de loi jugé “trop dérangeant et révélateur de la décadence morale apportée par l’abandon des traditions religieuses promues par le gouvernement actuel”. De nombreuses manifestations ont eu lieu, aggravant ainsi les tensions présentes au sein de la majorité.

Ainsi, plusieurs sénateurs communistes et syndicalistes ont annoncé se désolidariser d’un projet jugé trop controversé, dans un pays majoritairement dominé par la foi constantine et eibadique, où le sujet des mœurs est une question réservée, depuis longtemps, aux institutions religieuses.

Aussitôt débattu, le projet de loi fut vite enterré par l’échec de son adoption au sein du Grand Conseil, malgré des forces progressistes vivaces présentes au Sénat. Certains ont vu derrière ce désaveu parlementaire la main de l’Empereur lui-même, connu pour ses positions proches de l’église et de la démocratie constantine. Reste que cet échec a semblé sonner la fin de la capacité de Mattioli à mobiliser ses troupes autour d’un projet politique d’envergure. Le leadership du Premier ministre s’est épuisé.

Sans aller à dire que Narois n’est pas prête pour une société libérale, le projet de loi a cristallisé les nombreuses tensions internes à la majorité, nées notamment durant les débats de mai 237 sur l’un des projets phares du deuxième mandat du Premier ministre : le renforcement de l’économie collectiviste à Narois.

Malgré une forte mobilisation du gouvernement en faveur du projet de loi au Sénat, son adoption de justesse par les Sénateurs, dû à des conflits au sein de la majorité, a eu des répercussions sur sa réception au Grand Conseil. Brisant son attitude non-politicienne, les dignitaires ont refusé d’adopter ce projet de loi, à la faveur du bilan financier et économique présenté par la Banque centrale de l’Empire.

Certains voient à présent dans cette succession d’échecs, la mort lente et inévitable du leadership de Mattioli. Après avoir gouverné le pays pendant 12 ans, la grâce du lendemain de la Libération semble être un souvenir lointain pour le Premier ministre. L’ère de la politique partisane a fait son grand retour, au détriment de l’intérêt général, certes, mais surtout de la coalition du Premier ministre qui s’est laissé plongé dans une gestion technicienne des affaires publiques, faute de manœuvres législatives à l’horizon.

L’alternative libérale-conservatrice ?

A l’approche des élections générales de 239 et profitant d’un contexte de désaveu et de désunion générale de la majorité actuelle, le camp libéral-conservateur a de nouveau le vent en poupe. Le Rassemblement Populaire semble s’être bien remis de sa défaite lors des précédentes générales de janvier 233.

Sostene Buccini s’est imposé comme un leader d’opposition coriace au gouvernement, et malgré des difficultés à convaincre les électeurs naroisiens, le chef du Rassemblement Populaire a su démontrer ses capacités en dirigeant fièrement l’Inquisition d’Etat durant près de douze ans. Introduit en politique par le Prince Vittorio, désormais devenu Empereur, Sostene Buccini avait gravi les échelons et était devenu l’incarnation d’une démocratie constantine moderne et libérale, mais non populaire comme il le souhaitait ardemment.

Buccini est le visage des Naroisiens qui sont encore attachés à leur pays., nous affirme un cadre du Rassemblement Populaire interrogé par notre rédaction. Il a montré à plusieurs reprises sont attachement aux traditions et valeurs de notre pays. Peut-être que cela n’a pas plu car il a représenté aux yeux de l’opinion publique, alors en quête de changement, le monde d’avant, l’Empire aristocratique. Mais maintenant, les choses semblent avoir pris un autre tournant. La chute du mattiolisme signifie que les heures de grâce de la Libération sont terminées. De nombreuses réformes ont été apportées au pays, certaines bienvenues mais beaucoup d’électeurs pensent que nous sommes allés trop loin dans le changement. Il faut quelqu’un qui connaît les rouages des institutions aussi bien qu’il connaît le peuple naroisien. Sans s’accorder avec le peuple, on ne peut pas gouverner. Buccini a su tenir les rênes de son parti durant plus de douze ans. Il a la carrure pour s’imposer. Les Chambres lui seront favorables, tout comme les électeurs, j’en suis sûr.

Les portes du pouvoir lui seraient-elles aujourd’hui ouvertes ? Rien n’est encore joué mais Buccini et son parti profitent d’un élan de sympathie de la part de l’électorat naroisien, après douze années de gouvernance mattiolienne. Saura-t-il convaincre les électeurs et transformer cette sympathie passagère en dynamisme électoral durable ?

Nicea Laterza, espoir de la gauche ?

Ancienne ministre des affaires sociales du premier cabinet Mattioli et ardente défenseure du projet de libération des mœurs, Nicea Laterza ne se fait plus présentée parmi les milieux de la gauche naroisienne. Très populaire parmi les jeunes militants communistes et syndicalistes, Nicea Laterza s’affiche très souvent avec eux sur les réseaux sociaux. Pour certains, elle semble être la solution de sortie de crise pour le Parti communiste et pour l’avenir de la gauche à Narois.

C’est en tout cas ce qui a été confirmé par une majorité de militants du Parti communiste qui l’ont élu à la tête du Secrétariat général du Parti après le retrait politique amorcé par Albano Mattioli suite aux différents échecs politiques de 237 et 238.

Nicea Laterza incarne pour beaucoup le visage du changement nous indique un cadre du parti souhaitant rester anonyme.Mattioli était populaire parce que pour beaucoup de gens, c’était un héros de guerre. Mais les hauts-faits sont une chose, tenir les rênes d’un pays en est une autre. Mattioli a bien gouverné durant les premières années de la Libération mais le pays est passé à autre chose, en témoigne les tensions internes à notre coalition. Il nous faut plus qu’un héros. Nicea Laterza porte un véritable projet pour les Naroisiens et les Naroisiennes. Elle est le visage du nouveau Narois, libre et démocratique tandis que Mattioli incarne encore, dans la tête des gens, les efforts que nous avons dû tous consentir pour résister au frazzilisme et nous en libérer. Le récit doit changer pour que nous puissions continuer de gouverner. Il faut sortir du mattiolisme pour pouvoir écrire un nouveau chapitre de notre histoire.

Alors figure providentielle ou simple élan de sympathie passager envers la Secrétaire générale du Parti, seuls les électeurs sauront le dire. En tout cas, le travail à abattre par les militants reste titanesque.

Nuccia Altomare - Di Libertà !


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14 août 2025 16:10

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Édition spéciale du 14 juillet 239 - 5 LN
Édition spéciale - Élections générales 239 : le bilan de Mattioli
Après douze ans de gouvernance mattiolienne, quelles avancées pour l’Empire et quels défis pour l’avenir ?

A l'approche des élections générales 239, nous vous proposons une restrospective sur le bilan du Premier ministre et de sa coalition socialiste-syndicaliste.

Mattioli, une certaine vision du pouvoir

Bien que fervent d’un parlementarisme à la saphyrienne, Albano Mattioli reste dans la pratique adepte d’une vision du pouvoir centré autour d’un leadership fort. Cela peut-il étonner ? Non, car depuis longtemps le Parti communiste naroisien auquel il adhère en secret dans ses jeunes années, fonctionne selon le principe du centralisme démocratique et du culte du chef.

Les premières années d’Albano Mattioli ont néanmoins démontré une volonté de s’affranchir de cet héritage communiste. Le Premier ministre, alors en fonction, choisit de se retirer du secrétariat général du Parti communiste dans l’objectif de rassurer les partenaires internationaux, notamment le Président du Conseil saphyrien de l’époque, Maximilian Kristiansen (conservateur). De plus, plusieurs gestes sont consentis envers l’opposition. Dans ce sens et pour faire preuve d’un esprit de concorde nationale, la présidence du Sénat est accordée au Rassemblement Populaire en la personne de Gloria D’Ovidio.

Cependant, le deuxième mandat et la campagne qui l’a précédé ont permis de relever une nouvelle facette du Premier ministre. Du fait d’une victoire en demi-teinte, Albano Mattioli choisit de changer de méthode pour espérer préserver la coalition qu’il dirige. Il assume une pratique autoritaire et directrice dans les affaires du Cabinet et la construction de sa feuille de route, passant à la trappe de nombreuses revendications des syndicalistes qui l’aident pourtant à gouverner. Il impose ses vues et provoque une crise politique avec le départ de Nicea Laterza de son équipe rapprochée. Celle-ci refuse en effet de participer au nouveau gouvernement Mattioli.

Le Parti communiste en pâtit également. Sous son impulsion, de nombreux cadres locaux sont placés devant les instances de discipline du parti pour des écarts aux positions officielles approuvées par le comité central. Cela provoque une large vague de contestation au Sénat qui pousse presque Mattioli en dehors du pouvoir. Malgré tout, il s’attache à la primature et est soutenu par ses plus fidèles ministres et partisans au sein du Sénat et de l'administration fédérale.

Cependant, malgré tous les efforts et une tentative d’ouverture après la réorganisation de son gouvernement suite à l’échec du projet de loi de renforcement de l’économie collectiviste (mai 237), cela coûte très cher au Premier ministre qui perd les votes, un à un, face à une opposition montée à bloc et une coalition en perte de cohésion. Cela plonge les années 238-239 dans un immobilisme législatif forcé, peinant même à faire adopter les budgets. Le gouvernement ne tient qu’à un fil et tous le savent. Toutefois, grâce à la mobilisation des ministres, le gouvernement échappe à un vote de censure en 238 déclenché par l’opposition.

Les principales réformes de Mattioli
Un bilan économique satisfaisant pour certains, en perte de vitesse pour d’autres …


Malgré une fin de règne compliquée pour le Premier ministre, sa coalition est forte de la réussite de nombreuses réformes indispensables au relèvement de l’Empire. Grâce au Plan de reconstruction saphyrien, le Premier ministre construit avec l’opposition un Plan général d’investissement pour 10 ans afin de reconstruire le pays et renforcer son industrie. Le traité saphyro-naroisien permet aux entreprises saphyriennes d’investir dans le marché naroisien ce qui provoque une bonne situation économique.

Les principaux secteurs tels que la construction navale et nautique ou encore l’exploitation halieutique repartent en hausse après des années de galère, dû aux différents embargos et situations instables subies et imposées au pays. Mattioli fait voter le versement de crédits et subsides au secteur de la modernisation économique et infrastructurelle de Narois. Des lignes de chemin de fer sont ouvertes tandis que d’autres sont reconstruites. On construit également en masse des logements pour augmenter l’offre d’habitat dans le pays.

Malgré tout, le secteur de l’import-export en pâtit du fait d’une politique protectionniste du pays. Des droits de douane sont imposés pour protéger l’approvisionnement national et la reconstruction industrielle. La production intérieure est largement favorisée. De plus, la réforme du statut des entreprises ouvre la voie à l’installation de plus en plus de coopératives en 231 et au renforcement de la démocratie syndicale.

La grâce économique dûe à la Libération du pays dont profitait le Premier ministre s’arrête après la publication par la Banque Centrale de l’Empire des nouveaux chiffres économiques. La croissance affiche un léger ralentissement et le chômage augmente quelque peu, provoquant de vives critiques de la part de l’opposition sénatoriale et dignitoriale. Ce nouvel élément est prétexte au dépôt d’un projet de loi visant à renforcer l’économie collectiviste. Il provoque une panique sur les marchés qui trouvent sa répercussion au sein du Sénat et du Grand Conseil. Le projet n’est finalement pas adopté et sonne le début de la fin pour le gouvernement Mattioli.

La politique économique de Mattioli se résume par des forts investissements de la part de l’Etat tout en laissant la mainmise aux travailleurs par l’ouverture et la transformation d’entreprises vers le modèle coopératif et syndical. L’Etat dirige une partie des investissements et garde la main sur les secteurs stratégiques que sont les infrastructures (construction et exploitation) et l’énergie.

Mattioli laisse au pays une croissance faible mais qui a servi le développement infrastructruel et la reconstruction après la Guerre de libération. L'économie se retrouve renforcée dans ses secteurs primordiaux mais l'import-export a souffert d'une forte politique de protection ainsi que les investissements qui sont généralement ralentis par l'immobilisme gouvernemental et l'annonce d'un léger ralentissement par la Banque Centrale de l'Empire.

Des réformes sociales et institutionnelles démocratiques pour tourner la page du frazzilisme

Mattioli démontre dès son arrivée au pouvoir sa volonté de tourner la page du frazzilisme. Le projet de loi d’élimination du frazzilisme est largement adopté par le Sénat et marque ainsi le début d’une défrazzilisation du pays. Les armées sont prioritairement réorganisées dès l’année 230 avec la loi de restructuration du Ministère de la Défense.

Les corps des Carabiniers marins et de la Police impériale, instaurés au premier temps de l’Empire et favorable au frazzilisme sont supprimés. Mattioli crée les Bersagliers impériaux, nouvelle force armée composée majoritairement de soldats issus des rangs de la Résistance au frazzilisme. De plus, une vague de désarmement général intervient dès l’an 233, marquant la volonté pour Narois de pacifier les relations à l’internationale et de réintégrer sous peu le Monde libre. En outre, le service militaire obligatoire est abrogé.

L’autre enjeu majeur est le projet de construction d’une sécurité sociale à la hauteur des nécessités du peuple naroisien. Mattioli fait voter la loi sur la sécurité sociale et sur la solidarité qui crée de nouveaux impôts majeurs que sont l’impôt fédéral de contribution sociale ainsi que l’impôt fédéral sur la fortune.

Cette nouvelle fiscalité lui permet de financer le renforcement et la modernisation du système d’aides sociales. Cela lui permet de mettre fin en partie au système privé des assurances et de créer le Revenu fédéral solidaire (RFS) qui aide de nombreuses familles à sortir de la pauvreté et de la misère. Cela contribue à un rehaussement du niveau de vie, permis et soutenu également par le Plan Général d’Investissement voté dès 229.

La défrazzilisation passe également par l’instruction et la formation des citoyens. L’instruction fédérale est réformée en ce sens et rendue complètement gratuite. Les concours des fonctionnaires fédéraux sont réformés et un contrôle strict des profils est opéré. Toute personne ayant servi de manière délibérée sous le pouvoir frazziliste voit ses chances d’intégrer les corps de la fonction publique fédérale (administrative, militaire et hospitalière) réduite.

Réintégrer le Monde libre en nation souveraine

Sous sa gouvernance, Mattioli entame très vite des opérations en vue de faire réintégrer Narois dans le Monde libre. Il quitte d’abord ses fonctions de Secrétaire général du Parti afin d’assumer la rupture avec l’ordre international Novgrad-Sunyixian. Mattioli se rapproche d’abord d’Ostaria avec laquelle il signe le traité d’amitié et d’entente mutuelle, ouvrant la fois à de futures collaborations.

Suite à la visite du Président Letordu, une rumeur fuite dans la presse selon laquelle le Président ostarien aurait proposé au Premier ministre d’aborder la question de l’entrée naroisienne dans l’Union Phoécienne. Mattioli aurait rapidement éconduit cette idée en affirmant vouloir protéger Narois de l’influence de tout bloc international, s’accordant par la même les foudres des lobbys saphyriophiles et pro-ostariens.

Mattioli continue néanmoins de se rapprocher des grandes puissances comme le Saphyr avec lequel est décidé de prolonger le bail concédé à l’Empereur Victor concernant une base saphyrienne à Vinezzia jusqu’à 268.

Enfin, il tisse plusieurs partenariats économiques avec le Cazanistan, en s’y rendant à deux reprises durant son mandat. Un accord général sur les droits de douane et de transit est approuvé, permettant aux deux pays d’échanger des ressources stratégiques et de promouvoir le commerce régional et international via l’axe Phoécie-Narois-Cazanistan.

Nuccia Altomare - Di Libertà !


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16 août 2025 17:54

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Édition spéciale du 16 juillet 239 - 5 LN
Édition spéciale - Élections générales 239 : les programmes
La campagne lancée, Di Libertà! fait le point sur les projets des partis majeurs.


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De gauche à droite, Nicea Laterza et Sostene Buccini - Images UII


Le dépôt officiel des listes de candidatures auprès de l’Avocateur du Parlement sonnent le début de la campagne des élections générales 239. Nicea Laterza et Sostene Buccini se sont confirmés comme les deux grands concurrents de ces élections. La rédaction vous propose de découvrir dans ses pages leurs projets.

Sostene Buccini : les propositions
Le candidat de la droite libérale-conservatrice et social-constantine, actuel Inquisiteur d’Etat et chef incontesté de son camp politique, a présenté son programme pour l’avenir de l’Empire. Di Libertà vous en propose un condensé en 7 propositions majeures.

Le retour (timide) à l’économie libérale

Sur le plan économique, Sostene Buccini propose un retour à l’économie libérale. Sans employer la manière brute, le candidat du Rassemblement populaire propose un retour à l’économie capitaliste par une limitation des coopératives et du modèle syndical au profit de l’actionnariat et de l’investissement.

Rien d’étonnant jusqu'alors bien que ses positions protectionnistes, réaffirmées par la publication de son programme pourront en étonner certains. Sostene Buccini propose en effet de continuer la politique protectionniste engagée depuis 12 ans par Albano Mattioli et son gouvernement social-syndicaliste. Il laisse cependant entendre une révision partielle de cette politique.

Le candidat du RP propose également la taxation à hauteur de 1% des transactions de plus de 5000 LN.

Une politique sociale marquée par la foi constantine

Le candidat du RP propose une politique sociale qui semble profondément influencée par les valeurs de la foi constantine. Celui-ci propose ainsi une défiscalisation à hauteur de 75% sur les dons et investissements personnels en faveur des plus précaires dans le but affiché de promouvoir l’exercice de la charité.

Au cœur des préoccupations du candidat du Rassemblement populaire se trouve également la volonté de protéger et de rénover le patrimoine constantin. Sostene Buccini propose ainsi la création d’un fonds de rénovation du patrimoine constantin afin d’aider les paroisses en difficulté.

La voie de l’indépendance et de la souveraineté

Amorcé par son ambition de continuer la politique protectionniste de Mattioli (tout en y apportant des révisions), Sostene Buccini se présente comme le candidat de l’indépendance et de la souveraineté. Il explique vouloir protéger Narois de l’influence des grands blocs diplomatiques.

Le candidat du RP propose de mettre en application sa promesse en réhaussant notamment le budget de la défense nationale, largement amaigri sous la coalition social-syndicaliste d’Albano Mattioli et la réforme générale du Ministère de la Défense.

Sostene Buccini - Résumé des propositions
  • Réformer l’économie naroisienne vers un modèle plus capitaliste, en limitant les avantages des coopératives, en réduisant le pouvoir des syndicats et en renforçant le rôle des actionnaires
  • Maintenir en partie la politique protectionniste en place afin de protéger l'économie naroisienne renaissante.
  • Créer un fond de protection et de rénovation du patrimoine constantin afin d'aider les paroisses de la foi constantine à gérer leurs biens.
  • Défiscaliser à hauteur de 75% les dons et les investissements faits par les individus en faveur des plus précaires (dons à des associations, aides à la rénovations des zones sinistrés...) afin de favoriser la charité.
    Garantir l'indépendance et la neutralité de l'Empire de Narois face aux grands blocs diplomatiques.
  • Rehausser les budgets alloués à la défense nationale afin de protéger notre nation des puissances ennemies.
  • Taxer à hauteur de 1% les transactions financières supérieures à 5000 LN.


Nicea Laterza : les propositions
Ancienne ministre des affaires sociales sous le premier cabinet Mattioli et actuelle secrétaire générale du Parti Communiste Naroisien, Nicea Laterza s’affiche comme une figure dynamique au sein de la gauche et proche des aspirations de la jeunesse.

La construction de l’Etat socialiste comme objectif économique et social.

Plus proche du courant démocrate-socialiste de son parti que ne l’était Mattioli depuis son tournant autoritaire, la candidate du PCN a présenté son programme en l’axant sur la construction d’un Etat socialiste aux services de la population et de la monarchie populaire.

Sans remettre le projet de loi de renforcement de l’économie collectiviste, Nicea Laterza propose une loi de renforcement des droits des travailleurs, qui viendrait consolider la loi sur les coopératives et les syndicats. Elle promeut notamment l’augmentation du salaire minimal à 12 LN et son indexation sur l’inflation.

Nicea Laterza s’affiche également comme une partisane de l’interventionnisme d’Etat, plus encore que Mattioli. Elle souhaite étendre le Plan Général d’Investissement en y introduisant plus de compétences de contrôle, d’audit et de directives plus fortes de la part de l'État fédéral. Le Plan Général d'Investissement, défend-t-elle, doit permettre à l’administration fédérale d’investir dans les grandes entreprises pour faire peser la voix des travailleurs.

La libéralisation de la société et le pari de la jeunesse

Défenseure acharnée du projet de loi de libéralisation des mœurs avorté par le Grand Conseil, Nicea Laterza souhaite remettre ce projet sur la table des discussions. Elle affiche son soutien en promouvant la construction d’un nouveau projet de loi autour de discussions apaisées et véritablement démocratiques en vue d’éviter les écueils du passé.

La candidate du PCN semble également vouloir profiter de sa proximité avec la jeunesse. Elle défend une politique éducative et de formation plus ambitieuse par la création d’un système de bourses d’études destiné à permettre l’élévation sociale et de renforcer l’accès aux formations universitaires, où les milieux populaires sont encore trop sous-représentés selon elle.

L’ouverture à la Phoécie et aux lointains espaces nordiques

A contre-courant du protectionnisme de Mattioli, Nicea Laterza défend une politique diplomatique coopérative. Elle promeut l’association rapide de Narois avec les puissances libres et démocratiques, se mettant par là, à dos, l’aile plus protectionniste du Parti. Néanmoins, son leadership naturel, renforcé par le centralisme démocratique propre au PCN ne devrait pas lui poser de problèmes dans l’application de sa politique, sous réserve d’obtenir une majorité au Sénat.

Elle propose notamment de négocier un accord de coopération avec l’Union Phoécienne, déjà amorcé sous Mattioli par un accord sur les droits de douane qui s’est trouvé bénéfique au secteur de l’import-export. La candidate du PCN est partisane d’un rapprochement avec le Saphyr par la négociation, ici-aussi, d’un accord de coopération censé renforcer les liens avec ce qu’elle appelle “les social-démocraties combatives de ce monde”.

Nicea Laterza - Résumé des propositions
  • Adopter une loi de renforcement des droits des travailleurs
  • Étendre les pouvoirs économiques de l’Etat fédéral dans le cadre du Plan Général d’Investissement pour garantir un développement économique socialement et écologiquement profitable à tous
  • Proposer une nouvelle version du projet de loi de libéralisation des moeurs et présider à des discussions apaisées et véritablement démocratiques
  • Adopter une politique de jeunesse ambitieuse en créant un système de bourses d’études pour promouvoir l’accès aux formations universitaires des milieux modestes et précaires
  • Négocier des accords de coopération avec l’Union Phoécienne et les puissances social-démocrates combatives pour protéger et étendre la social-démocratie et renforcer l’amitié et la coopération entre les peuples démocratiques.

Nuccia Altomare - Di Libertà !


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